Chef de place
Marc Aubanel
Trente-deux ans de four, dont dix-neuf ici. Conduit la démonstration de 11 h et forme les stagiaires du samedi.
Le métier, opération par opération
Entre le moment où le verre sort du four et celui où il devient trop froid pour bouger, il reste une dizaine de secondes. Tout le métier consiste à savoir ce qu'on va faire avant d'y être.
Vocabulaire de l'atelier
Le procédé bullé
Le verrier saupoudre du bicarbonate de soude sur la paraison chaude, puis recouvre le tout d'une seconde couche de verre. Le bicarbonate se décompose, dégage du gaz, et les bulles se retrouvent prises entre les deux couches. Elles ne peuvent plus remonter.
La taille des bulles dépend de la granulométrie du bicarbonate ; leur répartition, du temps laissé avant le recouvrement. Deux paramètres, une infinité de résultats, et aucune pièce identique à la suivante — ce que le commerce appelle aujourd'hui l'authenticité et que l'atelier appelait, en 1956, un problème de régularité.
Essai n° 14, carnet de 1957
Sur les 61 essais consignés la première année, 38 sont notés comme ratés. Le carnet est exposé salle 2, ouvert à cette page.
Ce qu'on ne voit pas
Un verre bullé de Biot est toujours un verre double. C'est pour cela qu'il tient la chaleur d'un café plus longtemps qu'un verre ordinaire.
Les verriers du musée
Chef de place
Trente-deux ans de four, dont dix-neuf ici. Conduit la démonstration de 11 h et forme les stagiaires du samedi.
Souffleuse
Formée au CERFAV de Vannes-le-Châtel. Travaille les couleurs en couches et tient l'atelier des oxydes.
Gamin de four
Apprenti deuxième année. Prépare les cannes, gère l'arche et répond aux questions pendant que la place travaille.